Tennis: come-back, sourire et finale à Paris-Coubertin pour Bartoli

Souriante et épanouie comme jamais, Marion Bartoli s’est qualifiée samedi pour sa première finale à Coubertin après un nouveau come-back fracassant face à la Tchèque Klara Zakopalova.
Victorieuse 7-6, 6-0 après avoir sauvé deux balles de premier set, elle retrouvera en finale l’Allemande Angélique Kerber, 27e mondiale, dimanche à 15h30. Elle visera un huitième titre et briguera la succession d’Amélie Mauresmo, dernière Française à avoir triomphé à Paris, en 2009, et devenue co-directrice du tournoi.
« C’est un grand moment », a commenté la N.1 française, qui a enfin trouvé les moyens pour déverrouiller aussi le deuxième tournoi parisien, huit mois après s’être hissée dans le dernier carré à Roland-Garros.
Pour cela elle a utilisé les mêmes clés qu’à la Porte d’Auteuil, c’est-à-dire du courage et une joie de vivre contrastant fortement avec les crispations d’antan.
« Aujourd’hui je sais à quel point j’aime ce sport. Je suis plus souriante, je montre plus mes émotions, je suis nettement plus heureuse d’être là », a-t-elle confié samedi, situant l’origine de cette révolution à l’Open d’Australie 2011, qu’elle avait quitté la cheville en vrac et le moral dans les chaussettes.
« J’ai vécu des moments extrêmement difficiles quand je suis rentrée à la maison, pour différentes raisons, a-t-elle poursuivi. J’ai vraiment pris conscience à ce moment-là à quel point j’aimais le tennis. Depuis, j’ai la ferme intention de réellement prendre du plaisir et d’apprécier chaque seconde sur un court ».
Cela lui a permis de réaliser ensuite la meilleure saison de sa carrière, d’atteindre le septième rang mondial et de se positionner en lauréate potentielle d’un tournoi du Grand Chelem.
Décevante en janvier à l’Open d’Australie, où elle a plié bagage dès le troisième tour, Bartoli était ravie samedi de « rebondir aussi vite ». « Mais mon objectif n’est pas d’arriver en finale, c’est de soulever le trophée », a-t-elle aussitôt ajouté, après avoir renversé, comme la veille, une situation très compromise lorsqu’elle a été menée 5-2 et 15-40 sur son service.
Dimanche, Bartoli s’attend à un nouveau grand moment. Sa finale, bien sûr, mais l’Auvergnate espère aussi croiser l’ancienne N.1 mondiale, l’Américaine Monica Seles, engagée dans un double de légendes pour le 20e anniversaire du tournoi.
« Je suis une fan absolue. Si je joue des deux côtés à deux mains c’est à cause d’elle, a raconté la Française. Encore aujourd’hui je suis comme une enfant devant elle. Ce serait un grand moment si je pouvais la rencontrer ».









