Ligue 1: « sans action, ni réaction » contre Caen, Lyon peut s’inquiéter

Battu samedi par Caen (2-1) « sans action, ni réaction » selon son président, Lyon est tombé de haut: il peut nourrir de grandes inquiétudes pour le podium et aborde avec une confiance en berne son 8e de finale aller de Ligue des Champions mardi contre l’Apoel Nicosie.
A l’issue du match, Jean-Michel Aulas a indiqué avoir vu une équipe « sans action, ni réaction », a déploré le président sur OLTV et Canal+, appelant « à une remise en cause à tous les niveaux » et évoquant « un match des gâchis ».
« Nous n’avons pas fait tous les efforts nécessaires, sans doute. L’écart peut se creuser et cela peut coûter cher à l’Olympique lyonnais », a admis JMA, conscient du danger qui guette le club aussi bien à court terme, avec le championnat, qu’à longue échéance dans la stratégie économique du groupe.
« C’est une déception qui arrive dans un contexte très valorisant. Nous tombons de haut », a-t-il poursuivi, en référence à la signature la semaine dernière du permis de construire pour le Grand Stade.
Car la nouvelle enceinte ne donnera une nouvelle impulsion à l’OL.. qu’à condition qu’il soit toujours en haut de l’affiche.
Après douze participations consécutives à la C1, disputer ne serait-ce que la Ligue Europa, voire seulement les compétitions nationales, n’aura pas le même impact sur le public lyonnais, gavé de grands matches depuis près de 15 ans.
Les affluences baissent déjà alors que l’OL lutte pour ramener à l’équilibre des finances déficitaires sur les deux derniers exercices comptables.
Samedi contre Caen, le froid a altéré l’enthousiasme des spectateurs qui n’étaient officiellement que 30.692 dans une enceinte pouvant en contenir 40.000. Une politique promotionnelle agressive et des billets bradés devraient en attirer autant mardi contre Nicosie.
« Tout n’est pas perdu même si nous avons brûlé un beau joker. Il faut réagir surtout quand nous perdons contre le 17e de la Ligue 1″, insiste, toujours combatif, l’homme fort de l’OL qui espère un sursaut dimanche à Bordeaux.
En L1, Lyon s’est déjà incliné huit fois dont six à l’extérieur où l’équipe de Rémi Garde est très vulnérable.
« C’est beaucoup trop », admet l’entraîneur d’une équipe qui a perdu chez tous les tenants du podium (Paris, Montpellier, Lille) et à domicile contre Rennes où elle doit se rendre comme elle devra aussi aller à Saint-Etienne.
Tous des concurrents directs face auxquels Lyon n’a pris que 10 points sur 24 possibles dont 4 sur 6 contre Marseille.
Face aux mal classés, l’OL en a aussi laissé deux à Gerland contre Ajaccio (17e), trois à Sochaux (20e) et Valenciennes (11e) et n’en a pris aucun face à Caen (14e)…
L’Olympique lyonnais, mené lors de chacun de ses cinq derniers matches, a concédé au moins un but à l’occasion de 30 de ses 37 matches cette saison.
Tous ces chiffres évoquent une certaine inconstance qui peut trouver son origine dans la fragilité de l’effectif qui a compté de nombreux blessés, dans tous les secteurs de jeu, depuis le début de saison.
Mardi face l’Apoel Nicosie, sur un terrain de plus en plus dégradé en raison des conditions climatiques malgré les soins apportés, l’OL devra trouver les ressources pour s’assurer une avance assez confortable avant le retour.
« Quand on joue souvent, il faut retrouver de la fraîcheur. Chaque match a sa vérité. Le parfum de la Ligue des Champions sera très différent mardi », veut croire Garde.









