Leverkusen-Barça: le rêve de gosse du gardien Bernd Leno

Le gardien de Leverkusen Bernd Leno en Ligue des champions contre Chelsea, le 23 novembre 2011 à Leverkusen.
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afp, le 14 février à 10h15
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Troisième gardien à Stuttgart quelque six mois plus tôt, le jeune Bernd Leno vivra mardi un « rêve de gosse » à Leverkusen en étant le dernier rempart face à l’artillerie du FC Barcelone en 8es de finale aller de la Ligue des champions.

« Devant notre public, ça va être de la folie, mais jouer au Camp Nou, c’est tout simplement un rêve de gosse », avouait l’international espoirs avant d’affronter les Messi, Xavi et Iniesta au Bay Arena.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, ce proverbe s’applique parfaitement au parcours de Leno, qui a profité de la blessure de l’international René Adler et des prestations peu convaincantes de ses remplaçants pour quitter Stuttgart et s’installer dans les cages du vice-champion d’Allemagne.

Arrivé en août pour un intérim de six mois, ce portier de 1,90 m pour 80 kg ne prend pas le moindre but lors de ses trois premières apparitions, dont un match nul (0-0) face au champion Dortmund contre lequel il multiplie les parades décisives pour gagner la confiance des dirigeants et le coeur des supporteurs.

Début octobre, il est déjà évident que c’est dans l’intérêt du club de conserver au Bay Arena le champion d’Europe 2009 des moins de 17 ans, désireux de poursuivre son apprentissage au plus haut niveau et notamment sur la scène européenne.

Après de longues et rudes tractations avec Stuttgart, Leno signe finalement jusqu’en 2017, un transfert estimé entre 7-8 millions d’euros, soit le plus important pour un portier en Bundesliga derrière les quelques 20 millions dépensés par le Bayern Munich pour s’offrir Manuel Neuer.

« Avec lui, on a réussi à s’assurer les services à long terme d’un des gardiens allemands les plus talentueux », se réjouit alors le directeur sportif Rudi Völler qui « préfère un jeune gardien qui bloque les ballons qu’un vieux qui les relâche ».

« Il a déjà fait un excellent travail et a largement contribué à la qualification pour les 8es de finales de la Ligue des champions », poursuit le dirigeant après que Leverkusen ait terminé 2e de sa poule dans l’ombre de Chelsea mais en renvoyant le FC Valence à la petite Coupe.

Chelsea ! Leno se souvient encore de son premier match européen à Stamford Bridge: « C’était complètement fou. D’un coup, je me retrouvais face aux Lampard, Torres et Anelka, des joueurs que je ne connaissais jusqu’alors que sur la Playstation ».

A l’arrivée, une défaite (2-0) dont il n’avait pas à rougir. « Je n’avais pas commis de fautes. J’étais plutôt fier », assure le gamin de Bietingheim-Bissingen (sud-est). Il n’en avait pas fermé l’oeil de la nuit, avec à ses côtés le maillot de son illustre vis-à-vis Petr Cech échangé avec un chaleureux: « Tu l’as bien mérité ».

Depuis, Leno continue de s’illustrer en championnat, même si l’équipe n’est que 6e. Et avec 540 minutes de jeu dans la grande Coupe, il veut profiter des 180 à venir contre le Barça pour « montrer (son) potentiel ».

Mais cette fois, il devra faire barrage notamment à un génie comme Lionel Messi, capable de faire basculer un rêve en cauchemar…